Le blog d'En'jo

« Une belle soirée d’été sur le pas de ma porte ! »

Grégoire, Paris, IXème arrondissement. C’était l’été dernier. Je prévoyais une soirée tranquille à la maison. Comme beaucoup de parisiens au mois de juillet, j’étais sans ma famille, que j'allais bientôt rejoindre en vacances.

J’avais commencé à me préparer un bon dîner. En voulant jeter un emballage dans la poubelle, je me suis rendu compte qu’elle était remplie à ras bord. Comme j’avais le temps avant le début du film, j’ai attrapé le sac poubelle, mis des baskets et suis sorti rapidement…comme ça, tranquillement, sans me soucier de rien…

Enfermé dehors : la galère !

A peine ai-je entendu le claquement de la porte derrière moi, qu’une voix intérieure m’a hurlé : « Les clés !!! ». C’était déjà trop tard. Je me suis rué sur la porte, comme si cela pouvait changer quelque chose…Quelle poisse ! C’est toujours dans les moments où l’on est enfin un peu tranquille qu’un imprévu vient tout gâcher. J’étais sur le seuil, en chemise, pantalon, baskets et un sac poubelle à la main…

Essayer de trouver une solution soi-même

Aussitôt, j’ai pensé à Manuela ! Manuela est la concierge de l’immeuble. Chaleureuse, bourrée d’humour, et disponible soir et week-end en cas de coup dur, Manuela est LA solution pour les urgences domestiques. Je suis descendu au local poubelle (il fallait tout de même que je jette ces satanées ordures) puis je suis allé sonner à la loge. Manuela m’a ouvert. Je lui ai expliqué la situation et lui ai demandé à tout hasard si elle avait un double de mes clés. Non, bien sûr, je n’avais jamais pensé à prendre cette précaution. Le propriétaire ? Ses bureaux étaient fermés à cette heure… . « J’ai peut-être une solution… »  L’instant d’après je la vois disparaître dans le couloir, puis revenir brandissant une radiographie. Elle me la met sous le nez et me dit : « On va essayer. »

Remontés ensemble à mon appartement, nous avons essayé tour à tour de passer la radio entre la porte et le bâti. Comme la porte n’était pas fermée à clé, il devait être possible de faire jouer le pêne demi-tour (le pêne dormant ne devait pas être enclenché). Un nombre incalculable d’essais pour ouvrir la porte…en vain…

Sinon, faire appel à un dépanneur

Il a fallu se rendre à l’évidence, j’avais besoin d’un serrurier. D’autant qu’à l’intérieur, je venais de me souvenir qu’un bon petit plat était sur le feu ! Heureusement, j’avais mon téléphone sur moi. Les cinq premiers numéros de serrurier d’urgence que j’ai trouvés sur internet m’ont mené sur des messageries. Il devait s’agir de dépanneurs en urgence…mais seulement aux heures de bureau !
 
J’ai fini par tomber sur un serrurier qui me répond : « Vous avez de la chance, je rentrais chez moi, mais je peux faire le détour… » Ouf ! J’allais peut-être pouvoir sauver ma soirée. Je n’ai même pas pensé à lui demander son tarif, ni à quelle heure il arriverait. Il a fini par sonner à la loge à… 23H30 !…
 
La suite n’a été qu’une série de déconvenues. A peine arrivé sur le pas de la porte, il a lui-même sorti…une radio ! Et l’a ouverte en un tour de main. J’ai enfin pu rentrer chez moi ! Tellement soulagé que je n’ai pas bronché lorsqu’il m’a demandé 380 € ! « 220 € pour l’ouverture, 160 € pour le déplacement après 20H », m’a-t-il dit comme s’il énonçait une évidence.
 
Je l’ai laissé filer, trop content de ne pas me faire réprimander pour couronner le tout...…
 
A minuit, délesté de 380 €, un repas carbonisé au fond d'une casserole bonne à jeter, j’ai pu enfin démarrer ma si belle soirée d’été… »

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